Myriam Héaulmé contact






Faire acte de retenir, de redonner à voir.
Va et vient entre le sens propre et le sens figuré, comme une passerelle entre le psychique : les idées, le
souvenir, ce qui s’imprime dans mon esprit ; et la transcription de cet état : l’image qui est donnée à voir.
Ces photographies sont la métaphore d’une pensée, d’une situation déjà vécue. Je fouille dans le for intérieur de ma mémoire. Quelles images me reste-t- il au fil des mois, des années, une couleur, un visage ?





Addition d’éléments récurrents : l’image d’un arbre, d’une maison, d’une porte, ...
C’est avant tout l’étrangeté d’une situation ou la beauté d’une lumière qui me décide à enregistrer, à garder l’image dans le temps. Mais ce peut-être aussi l’absurdité, la perte de sens des mots, d’une phrase qui m’incite à établir un aller-retour entre les mots et l’image.
Aujourd’hui, je broie du noir,1,2, est un diptyque. La mise en scène donne la possibilité d’illustrer mot pour mot l’idée projetée par le titre, alors que l’attitude de la femme le mime en deux gestes : clin d’œil imagé du sens propre au sens figuré. Double représentation de l’idée, quête de la distance « juste ».
Il en va de même avec le triptyque A la trappe, qui par l’ambiguïté du titre et de la fresque laisse libre le spectateur d’entrer en fiction, tel un jeu de piste, livré à lui-même avec quelques indices.
Imprégnée de peintures, de photographies, c’est avant tout la qualité de disponibilité et de présence dans l’instant donné qui me permet la naissance de l’image. Et c’est là que tout commence.
Originaire de la région nantaise, c’est après des études aux Beaux arts et en Histoire de l’art à Nantes que Myriam Héaulmé rentre à l’Ecole Nationale de Photographie d’Arles. Diplômée en Juin 2003, elle poursuit sa démarche plastique.