Né à Senigallia en 1925 dans une famille
très pauvre, à 13 ans Mario Giacomelli commence à
travailler dans une typographie, fasciné par les infinies possibilités
de composer des mots et des images offerts de la presse. Dans la même
période, il commence à peindre en autodidacte, une sorte
de peinture qui anticipe son besoin instinctif, ensuite exprimée
en photographie, de modeler. il se passionne pour les courses automobiles
et écrit des poésies.

Pretini 1962-1963
En 1954 il acquiert son premier appareil photographique.
Entre 1954 et 1957 il participe à des nombreux concours photographiques
en Italie, entre dans le groupe "Misa", guidé par
le maître Giuseppe Cavalli, importante figure de référence
pour les jeunes photographes de cette période. "Misa"
était le laboratoire privilégié pour arriver
au célèbre groupe "la Boussole", dans lequel
Giacomelli entrera en 1956, en partageant l'idée fondatrice
que la photographie doit être un art, libre des exigences
de la chronique documentaire.

Paysage 1977
Après avoir terminé
sa première série "Vie d'hospice", il commence
une série de nus féminins et masculins qu’il
abandonne dans les années soixante.
À la recherche de son identité narrative, Giacomelli
commence à voyager, mais ce sont seulement des excursions
dans d’autres mondes et dans d’autres modes de vie plus
que des véritables voyages, qui le ramènent à
son enfance et à sa condition sociale. Au printemps 957,
il se rendra à Scanno, en Abruzzes, terre qui avait fasciné
même Henri cartier- Bresson, et produit ici des images célèbres
comme "le ragazzo de Scanno".
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À la naissance du fils, malheureusement handicapé,
la famille visitera à Lourdes en France, autre lieu où Giacomelli
réalise des images d’un impact extraordinairement émotif.
Dans les années soixante il travaille au projet "li n’y
a pas de mains qui me caressent le visage", connu sous le nom de
la série "Pretini", un groupe d'images réalisées
dans le séminaire de Senigallia, John Szarkowski, à l'époque
directeur du département de photographie de la Moma de New York,
fit l’acquisition de quelques images de la série "Scanno"
et les publia dans le volume Looking at Photographs : 100 Pictures from
the collection of the Museum of Modern Art. Giacomelli entame alors une
étude sur le bois. Après le grand succès obtenu grâce
à la série "Pretini", exposée au Metropolitan
Museum de New York et à Bruxelles dans les ans Soixante-dix, il
approfondit sa recherche sur la nature, avec les premières vues
aériennes de paysages et une incursion dans la couleur.

Paysage 1955-1970
Dès la fin des années soixante-dix, caractérisées
toujours par un lien croissant entre photographie, art abstrait et poésie,
Giacomelli traverse une période d'analyse et d’approfondissement
de son activité artistique. Naissent ainsi les séries "Caroline
Branson" (1971-73), l'Anthologie de Spoon River d'Edgar Lee Master
; "Le théatre de la neige" (1984-86) ; "Ninna Nanna"
(1985-87) ; "L'infini" (1986-88) À Silvia "(1987-88)
; "Bonheur rejoint, il se promène..." (1994-95), je commente
de la poésie de Mario Luzi, jusqu'à arriver au travail plus
récent, "à ma vie entière" (2000), commentaire
de la poésie de Jorge Luis Borges.

Scanno 1957-1959
Après une longue maladie, Mario Giacomelli
meurt à Senigallia, en novembre 2000, pendant qu'il travaillait,
avec grand enthousiasme, à la préparation de cette anthologie.

Storie di terra 1970
C’est grâce à
la collection privée de J.C. Meinioux, que la QPN peut réaliser
cette rétrospective.
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