" LE PAYSAGE RECOMPOSE "
Ce travail photographique a commencé en 1992 alors que je préparais une maîtrise
de photographie à
l'Université de PARIS VIII. il s'agit d'un travail de collage photographique
sur le thème du paysage.
A partir d'une série de photos prises généralement dans un environnement naturel,
j'ai choisis cinq à six
que je duplique en quantité (100 à 200 exemplaires par négatif). Une fois
ces photos (10 x 15) tirées,
je les assemble par collage sur un support (l m x l m) suivant un croquis
préalablement dessiné.
J'appelle ces panneaux: "Paysage recompose":

Paysage pour la représentation : vision verticale ou horizontale d'un espace
naturel. Recomposé car la construction totalement imaginaire se fait petit
à petit avec les éléments d'un paysage. Ce travail photographique a commencé
en 1992 alors que je préparais une maîtrise de photographie à
l'Université de PARIS VIII. il s'agit d'un travail de collage photographique
sur le thème du paysage.

A partir d'une série de photos prises généralement dans un environnement
naturel, j'ai choisis cinq à six
que je duplique en quantité (100 à 200 exemplaires par négatif). Une fois
ces photos (10 x 15) tirées,
je les assemble par collage sur un support (l m x l m) suivant un croquis
préalablement dessiné.
J'appelle ces panneaux: "Paysage recomposé":

Paysage pour la représentation : vision verticale ou horizontale d'un espace naturel. Recomposé car la construction totalement imaginaire se fait petit à petit avec les éléments d'un paysage. Les photographies de base, utilisées dans la construction des collages représentait généralement des éléments végétaux bien réels : herbe, terre, feuillage... ,la composition finale se situant au niveau de l'imaginaire.
J'utilise le support photographique comme matériau tout comme un peintre utilise des pigments colorés pour peindre sa toile.

Mais comme nous le rappelle Roland BARTHES, la photographie ne "se distingue jamais de son référent ", la lecture du tableau est un va et vient permanent entre le réel et l'imaginaire. Pour chaque oeuvre, les photographies sont toutes prises dans le même endroit, que ce soit le ciel, les végétaux ou les minéraux....

Le nouveau paysage que j'invente contient ainsi en lui l'identité d'un paysage
bien réel. Cette notion d'identité est importante car chaque "paysage
recomposé" est ainsi rattaché à l'espace et au temps. Philippe DUBOIS
explique dans "l'acte photographique" que les collages peuvent être
lus comme des vues aériennes. "Le point de vue
se situant à la verticale, de près ou de loin, mais toujours d'en haut, sans
profondeur, à la texture à peine identifiable".

Du point de vue de la perception, les panneaux que je réalise, ont les caractéristiques
de la vue aérienne et soulèvent la question de l'interprétation de la lecture.
La réalité n'est pas transformée, elle est réinventée. Certains y voient des
vues microscopiques de lamelles scientifiques, ou des vues du satellite Spot....
Comme pour toute photographie plasticienne, on y trouve les relations avec
les autres médiums que sont la peinture et la sculpture. Par rapport à la
peinture,c'est le grand format (l m xl m) qui justifie le rapprochement. Ce
format, de grande dimension, oblige le lecteur à appréhender les panneaux
à une distance suffisamment éloignée pour réduire chaque photographie de base
à une petite touche de couleur. La construction ou à la lecture, ce mode de
représentation crée un lien étroit avec l'univers pictural.
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Dominique BAQUE, dans la préface du catalogue du SIRP 94, fait le rapprochement entre mes images et la sculpture "Tout aussi originale et audacieuse", la série de paysage (mais le mot ici est-il encore adéquat?) que présente Xavier BENONY.

Selon la modalité qui lui appartient cri propre, Xavier BENONY réactive le photomontage dont les avant-gardes des années 20 avaient fait un usage Si riche et subversif. Mais ici le photomontage ne contient nul enjeu idéologique et s'apparente formellement au processus du ”tuilage”, les ”morceaux”, les ”coupes” de photographies s'emboîtant les unes les autres comme les tuiles d'un toit et conférant ainsi une véritable épaisseur. Présentés sous forme de tableaux - ”sculptures photographiques” seraient sans doute une dénomination plus exacte-, les montages témoignent d'une étonnante richesse visuelle, mais aussi virtuellement tactile que vient renforcer le choix du grand format.

Nulle gratuité, nulle rhétorique vide, ici dans la dimension de l'oeuvre : car le grand format permet une double lecture. Une lecture que l'on pourrait dire ”aérienne”, comme si le paysage était vu en plongée directe et dessinait une cartographie de vallons, routes et fleuves ; une lecture rapprochée qui, au plus près de loeuvre, capte l'épaisseur et l'infinie profusion des détails (formels, chromatiques).

Ce projet photographique entrepris depuis plusieurs années est pour moi l'objet
d'une recherche formelle et imaginaire sur le thème du paysage.
L'oeuvre finale étant le collage par lui-même, chaque oeuvre est unique.